||18 novembre||
"[...]
Mais j'ai tout essayé,
J'ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et le soleil est noir,
Mais j'ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et c'est le désespoir,
[...]
..., j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort, ...
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, ...
[...]
Et le soleil est noir,
J'entends le glas qui sonne,
Tout là-bas, quelque part,
J'entends le glas sonner,
Et c'est le désespoir,
Je ne ramène rien, je suis écartelée,
Je vous reviens, ce soir, le coeur égratigné,
[...]
Pour que cessent, à jamais, toutes ces déchirures,
Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée
Et le soleil est noir
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens ce soir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir..."
- "le Soleil Noir" Barbara -
De retour, après trois semaines "coupée" du monde. Loin de tout, loin de rien.
Entre ses murs inconnus et froids. Loin de tout, loin de rien. Sur les hauteurs de la pureté.
Ca n'allait pas mieux, ni moins bien.
Les rêves ont commencés. Toutes les nuits, parfois plusieurs fois par nuit.
Puis se sont transformés en cauchemars. La Mort, toujours. Je tuais, on essayait de me tuer.
Exactement ça.
Le 6 novembre, j'ai retrouvé le sourire (nerveux ?). Coïncidence ?
Il fallait bien continuer à (sur)"vivre", au moins jusqu'à ce que.
Je pense même que j'avais repris du poids.
Et il y a eu le 16 novembre...
Et encore une fois, le sort s'est acharné. Et encore une fois, on m'a blessée. Encore une fois, je suis tombée. Encore une fois, j'aurai préféré crever. Encore une fois... Et il a fallu que ce soit toi, comme si tu n'en avais pas déjà assez fait petite ordure. Pourquoi je n'ai pas eu l'idée de te crever à ce moment-là ? On est con parfois souvent. J'ai tout de même pensé à tout balancer à cet instant, c'est peut-être ce qui m'a tétanisée ? J'aurai dû me jeter au milieu, quitte à prendre de vrais coups, ça m'aurait peut-être fait moins mal. Et il a fallu qu'ils ne voient rien venir, comme depuis toujours, aveuglés par leur enfermement dans un non-monde de non-vie (râtée ?) et de naïveté exaspérante. Maintenant j'ai encore plus peur la nuit. Je revois tout ce qu'il s'est passé, je réentends tout ce qu'ils ont dit. Toute la violence, toute la peine, toute la haine, tout l'alcool, toute la drogue, toute la folie, toute la rancoeur, toute la tristesse, toute la détresse...
Et puis encore une fois, il a mal réagi. Encore une fois, elle a non-réagi. Comme s'il fallait tout subir, comme une fatalité irréversible. Vous me sortez par les yeux avec votre complaisance dans votre faux élitisme ! C'est moi qui vais tirer une balle dans la fourmilière si vous ne vous bougez pas, et ça fera mal ! Il n'est sûrement pas trop tard, il n'est jamais trop tard...
A quel bonheur ai-je droit ?
||S|| ||O|| ||S||
||21 novembre||
J'ai retrouvé mon appareil photos, caché dans un endroit improbable. Comment, pourquoi ? On dira que c'est un lutin qui m'a fait une blague, tout comme pour mes bagues... Il y avait des photos dedans, des photos qui foutent la honte, des photos qui font sourire, des photos qui rappellent,
des photos qui font mal...
Comme j'ai mal de tout ce qui semble perdu. Mais il paraît qu'il n'est jamais trop tard, pour réparer les erreurs et les blessures, qu'il n'est jamais trop tard, pour ce qui en vaut la peine ?.. Et moi, si j'ai si mal, si je m'accroche à ce point, si je pleurs à chaque mots ou attentions que je déchiffre, c'est que j'y tiens et que ça doit en valoir la peine. Que malgrè tout putain, j'en ai besoin.
Qui pourrait comprendre ça ?
Est-ce nous que je vois là-bas, pendues à ce vieil arbre mort ?
||S|| ||O|| ||S||
||25 novembre||
Bien ri, pas vomi, bien dormi... Mais finalement, ça n'a rien changé. Là j'ai envie de tout péter. Ca allait bien mieux mais vous êtes partis trop tôt. Je ne pensait plus à rien, j'avais même joué du violon, il y avait tellement de brouillard qu'on ne voyait pas à 15 mètres, mais c'était suffisant ! Maintenant je sais que ça ne sert à rien de voir trop loin.
Beaucoup de choses à dire ce soir. Pourtant, merde ! Il est 3h30, je vais recommencer et puis j'irai me coucher... Pupilles dillatées, âme défoncée...
||S|| ||O|| ||S||
||26 novembre||
Pas de rêve cette nuit. Juste un sommeil de plomb, réveillée un peu avant 13h !
Est-ce que tout est réellement détruit ? Est-ce qu'il n'y a pas de solution ? Est-ce qu'on ne peut pas revenir un peu en arrière, ne pas commettre l'irréparable et repartir du bon pied, ensemble, parce qu'on a besoin de nous, main dans la main, même après la trahison, même après ces "longues insomnies, putains d'infamies", même après... Accepter le pardon ? Et s'éloigner du vieil arbre mort au lieu de laisser à la "vie" le pouvoir de couper la corde qui nous y attache...
J'ai pu tellement de fois pardonner, tourner la page, par amour, par amitié, parce qu'on était lié(e)s.
Et si tout n'était pas fini ? Si au contraire, tout allait commencer, recommencer, réparé.
Ca serait facile. Je serai prête, pour ça, j'y serai prête.
Qui peut comprendre qu'on se comprenne si bien ?
Finalement, à force de faire comme si ça allait, on ne sait plus si ça va ou non.
J'ai fini les chocolats. Et ça n'a rien changé, ça ne va toujours pas. Je pleurs quand je lis tout ça,
je pleurs quand j'entends parler de toi.
J'ai cru que j'allais mieux.
||S|| ||O|| ||S||
||28 novembre||
Je sais tout ce qu'ils me disent de sa part. Ca me fait mal. Putain. Je ne supporte plus que tout le monde s'en mêle. Putain je sais, moi aussi j'ai mal. Moi aussi, moi aussi.
Ca fait mal de se souvenir.
Je veux croire qu'il n'est pas trop tard.
Je suis prête à pardonner beaucoup de choses, comme j'ai pu par le passé en pardonner d'impardonnables.
Je veux croire que j'ai raison de croire qu'il n'est pas trop tard.
J'aimerai retrouver le sourire que j'avais perdu. Le sourire qui était revenu, pour mieux me quitter à nouveau. Pour laisser place à ces putains de larmes, ce besoin de me laisser fondre, de laisser tout exploser. Qu'on me laisse pleurer putain, qu'on me laisse pleurer.
Qu'on desserre ce putain de noeud à la gorge qui m'en empêche.
Mais l'avenir n'est pas plus entre mes mains.
||S|| ||O|| ||S||
||30 novembre||
Comme une tempête qui vient dévaster le peu reconstruit après l'ouragan.
Et je ne peux pas y croire. Je me suis trompée ? Le semblant d'espoir que j'avais s'est envolé.
J'y croyais, mais encore une fois, j'ai dû être trop conne. J'ai mal compris, rien compris.
Je pensais que c'était possible.
||S|| ||O|| ||S||
||3 décembre||
Dans un mois aujourd'hui j'aurai 21 ans... L'âge qui sert à rien ! Encore une année passée trop vite ou dont je n'ai pas assez profitée ? Pourtant, elle fut riche en évênements, dont beaucoup que j'aurai préféré éviter. Qui sait, au cours du mois qu'il reste d'autres catastrophes vont peut-être s'abattrent ?! Je ne suis plus à ça prêt je crois et je ne pense pas qu'un truc pire puisse maintenant me tomber sur la gueule. Je suis préparée. 21 ans, l'âge qui sert à rien, putain quelle merde !
"Baptism by Fire" MARDUK le 4 décembre à Lyon, par moi