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||7 octobre||

Un ouragan vient de s'abattre sur moi et de tout dévaster...
Pour ce qu'il restait à dévaster.
Mon monde s'est écroulé. Tout a explosé.
Mon corps, mon âme et mon coeur se déchirrent.
Des personnes proches, que je croyais des ami(e)s m'ont déçue, m'ont enfoncée au-lieu de m'aider,
ont jugé, se permettent de décider pour moi, de divulguer des informations...
J'étais seule, enfermée dans la bulle que je m'étais créée.
Mais j'ai réussi, petit à petit, à m'en sortir, avec eux, vous.
Aujourd'hui je préfère retourner dans ma bulle que de supporter cela.
Par Amour et/ou par Amitié j'ai été capable et suis encore capable de beaucoup de choses,
de pardonner l'impardonnable.
. Gardez votre hypocrisie et votre venin pour vous .

||S|| ||O|| ||S||

||9 octobre||

Il est entre 4 murs.

Je suis chez mes parents.


||S|| ||O|| ||S||

||10 octobre||

Venez me remplir d'eau, je n'ai plus de larmes...
Deux heures d'interrogatoire.


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||11 octobre||

"Ici commence la nuit noire de l'âme..."
Rien
n'est fini.
Ce n'est que le début.
De la fin ?...
Pourquoi ?
Qui aurait pu penser ça ?
Comment peut-on à ce point se tromper sur les gens ?
Comment des gens peuvent-ils à ce point se conforter dans leur erreur ? Au prix de vies ?
J'ai tellement peur, tellement mal...
Ma maladie profite de ce moment de faiblesse et d'abattement pour reprendre le dessus.
J'ai mal partout, je me vide, je perds mes forces et des grammes durement gagnés.


||S|| ||O|| ||S||

||12 octobre||

J'ai besoin d'aide.
Où la trouver désormais ?
Dans ma solitude retrouvée ? Dans ma bulle reformée ?
Quelle est cette mascarade ? Qu'attend-t-on de moi ?


||S|| ||O|| ||S||

||13 octobre||

Je crêve. Je sombre. Je suis seule face à ce monde de merde.
Journée terrible, à m'enfoncer de plus en plus, malgrè tous mes efforts
pour tenir le coup, pour résister, pour tenter de supporter...
Impossible d'avancer en sachant que tout est perdu.
Et je sais déjà que lundi je ne serai peut-être plus là, j'irai peut-être le rejoindre entre 4 murs.


||S|| ||O|| ||S||

||14 octobre||

Une douche brulante. A en suffoquer. Celles qui me font tant de bien depuis quelques semaines. Tant de mal aussi. Je tourne le robinet lorsque la vapeur brulante m'empêche de respirer.
J'ai recommencé à lire depuis quelques temps et même si ce n'est pas gai,
ça fait du bien quelque part.
Dois-je continuer à avancer, malgrè tout, ou attendre, inerte, que le couperet retombe ?...
Une nuit de merde et de cauchemars que j'espèrais ne plus refaire dorénavant.
"Longues insomnies. Putain d'infamie."
Impossible de penser à autre chose. Ca hante mes nuits et mes journées.
Ca rongera ma vie jusqu'à ma mort.
Tu m'as détruite, je pourrie. Merci.


||S|| ||O|| ||S||

||15 octobre||

Comme l'impression qu'aujourd'hui est mon dernier jour sur Terre.
Comme si j'étais dans le couloir de la mort...
C'est un peu ça finalement, puisqu'aujourd'hui, j'attends de savoir si moi aussi je finirai entre 4 murs.
J'attends. J'attends comme j'ai toujours si bien su le faire, contre mon grè.
Mais je ne tiendrais plus bien longtemps.
Qu'on en finisse !
...ou qu'on m'achève.

Mais bordel combien de temps cela va-t-il encore durer ?
Qui joue avec nous ?
J'attends. J'attends, encore et toujours.
"Longues insomnies. Putain d'infamie."
Journée malgrè cela plutôt productive, une heure ou deux sans penser à rien, l'esprit vide mais de manière positive, permettant de me recentrer un peu, de resourire brièvement.


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||16 octobre||

.08h50.
"Si vous pouvez rappeler dans une demie heure s'il-vous-plaît."
Non, ça ne me plaît pas, mais est-ce que j'ai le choix ?!
J'attends, encore et encore.
"Count to Six... and Die !" de MM en boucle en attendant...
.09h24.
"D'ici la fin de la semaine..."
Mais moi je vais en crever d'ici là bordel !
Je vais en CREVER putain.
Finalement, je n'étais pas si mal dans le froid de ma bulle. Seule (ou presque), mais au moins sans trahison. Peu à peu, je retourne donc m'y terrer. A regrêts, car j'ai connu de belles choses malgrè tout et rencontré de merveilleuses personnes que j'avais toujours espérées.
Mais je préfère me contraindre à faire demi tour, loin de cette pourriture.
On m'a fait remarquer que celui qui m'accompagnait dans les moments de joies comme dans les moments de peines, mon sens de l'humour à toutes épreuves avait disparu... et que malgrè tout ce que j'ai vécu jusqu'alors, je n'avais encore jamais perdu l'espoir... Jusqu'alors...


||S|| ||O|| ||S||

||19 octobre||

Pardon
d'avoir accepté de te faire lire ceci. Je n'aurai pas dû. Mais pourtant je voulais j'avais besoin que tu sâche, que tu "l'entende". Si j'avais su...
Puisqu'on semble préférer me (nous) laisser me (nous) noyer dans la merde...
Ce soir, je voudrais que ce soit le dernier soir. Merde.
Je n'ai plus rien à perdre puisqu'on m'a tout pris.

"Je sais que c'est le dernier jour sur Terre, nous ne nous dirons jamais aurevoir."
Encore les larmes, mais pour Toi cette fois putain. Ca fait tellement mal. C'aurait pu être une si belle histoire... On s'aidait, on s'aimait. Et maintenant plus que les larmes...
De toutes façons, si ça ne cesse pas très vite, je sauterai.


||S|| ||O|| ||S||

||20 octobre||

Nuit de cauchemar.

"prie pour tes craintes
prie que ta vie ne soit qu'un rêve
la coupure qui ne guérit jamais
prie maintenant bébé, prie que ta vie ne soit qu'un rêve
"
[...]
"everything turns to shit"
J'avais tant envie de vomir cette après-midi, entourée de tous ces gens sans vie qui se croient uniques.
Et tu as eu ces mots... Ces mots qu'il ne fallait pas, qui m'ont marché sur la tête, m'enfonçant,
encore un peu plus bas.
Toi qui savais, pourtant.
Au milieu de toute cette merde, je suis tombée en morceaux.
Soirée, où j'étais vraiment de mauvaise compagnie, où j'ai cru que j'allais enfin toucher le fond.
J'aurai été prête à sauter cette nuit, noyée dans toutes ces larmes, la fumée et l'alcool.
La merde était à son apogée.
Mais
j'ai tenu bon, parce que j'ai promis quelques jours.
Et tu t'es excusé. Tu m'as promis un paradis aux couleurs dont je rêve.
Et j'ai encore pleuré.


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||22 octobre||

Ni vivante, ni morte.

Je ne vais ni bien, ni mal.
Je ne veux pas crever, mais je n'ai pas envie de vivre non plus.
Alors j'ai trouvé la ma solution, vivre tenter de survivre. Rien de plus.
Trop tard.
"Je m'écarte et me disloque."
On est dans une sacrée merde là !
On finira comment, dis-moi ?


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||24 octobre||

Des réveils en sursauts cette nuit.
Le froid. La porte ouverte, et mon petit chat encore sans nom qui est parti.
De la peinture, comme du sang.
Ma mère en pleurs chez les flics.
Je vois des gens se débattre autour de moi. Pour moi, pour nous.
Moi je préfère me laisser crever maintenant.
Il y a un trou, une balle en pleine gueule. Quelque chose de cassé.
Je vois des gens se débattre autour de moi. Pour nous, pour moi.
A quoi bon ? On ne peut pas tout réparer !
Moi j'ai décidé de me laisser crever maintenant.
Je fais semblant. Je recrache tout.
Merci...
...d'avoir détruit ma vie...
Le petit minou est revenu :)


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||25 octobre||

Hier soir j'ai recommencé.
Les pupilles dillatées, l'âme défoncée...
Ca ne sert à rien, je sais. Mais la vie non plus ne me sert plus à rien.
Une heure et quart d'interrogatoire.
Des larmes à l'interrieur.
Huit à dix ans de prison... ?
Une baisse de tension, la tête qui tourne, des tremblements. Etourdissements.
J'essaye de crever, lentement.

Je n'arrive plus à me débattre dans cette merde.
Les petites lueurs d'espoir qui parviennent à filtrer au travers des murs de merde
qui m'entourent ne suffisent pas à me sortir du trou que tu m'as creusé.


||S|| ||O|| ||S||

||26 octobre||

J'ai encore recommencé.
Les pupilles dillatées, l'âme défoncée...
Un peu d'espoir ?...
Quelques étoiles qui brillent ?
Elles essayaient de briller...
Et l'espoir s'est envolé.
Suis-je dans l'erreur ?
Est-ce moi la coupable ?
Pourrais-je les attendre 8 à 10 ans (si je ne les accompagne pas) ?
Vais-je me réveiller ?
Etait-ce inévitable ?
Le pardon est-il imaginable ?
Le pardon, pour quoi ?
Comme l'impression que la roue de secours vient de crever.
Baisse de tension, les articulations qui se coincent.
Je m'en vais, bientôt ,


||S|| ||O|| ||S||

||28 octobre||

Mais moi, je ne souris plus, je ne m'amuse plus, je ne sors plus, moi.
Je ne croyais pas cela possible, mais tout s'effondre de plus en plus autour de moi, en moi.


||S|| ||O|| ||S||

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 17:11

Modifié le samedi 08 août 2009 02:49

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