- 9 mars - 24 mars - 26 mars - 25 avril - 8 mai - 10 mai - 28 mai - 5 juin - 7 juin - [2008]

||S|| ||O|| ||S||

||dimanche 9 mars||

.09h31.
Les choses pourraient être tellement simples. Oui mais voilà, elles ne le sont pas.
J'aimerai tellement sombrer complètement. Ca serait tellement plus facile ! Je suppose qu'il faut se réjouir du fait qu'il y ait des choses qui m'en empêchent. Pourtant il suffirait d'un rien.
Pourtant malgrè tous ces coups violents...

.23h12.
Je suis en train de me détruire je le sais bien. Je saurai tout juste dire si je suis en vie ou non. Doit y avoir autre chose. Mais où ? Quand on s'est trop enfoncé, c'est tellement facile de se laisser emporter ! C'est comme un bruit silencieux, un truc qui rend fou. Depuis des mois le meilleur semble ressembler au pire. Et le pire est partout. C'est comme si je marchais à genoux: avancer lentement et douloureusement. J'aimerai que le futur soit un jour et que ce jour soit demain.
Il n'y aurait qu'à fermer les yeux et attendre qu'ils s'ouvrent à nouveau.


||S|| ||O|| ||S||

||lundi 24 mars||

.03h26.
Pupilles dilatées, l'âme défoncée...
"Sweet Dreams" de Manson en boucle.
Ca fait une éternité que j'avais pas écouté cette putain de chanson. Je ferme les yeux. Tant de souvenirs qui remontent... Ces longues après-midi avec eLLe et ces gens de mon passé, en seconde. A picoller, se défoncer le crâne, à fixer le plafond en chantant... Sweet dreams are made of this .Who am I to disagree ? I travel the world and the seven seas. Everybody's looking for something... Pupilles dilatées, l'âme défoncée... Oui, les doux rêves sont faits de ça. Et c'est si beau, si doux de se laisser couler, de se sentir plonger. De se sentir comme morte. Le coeur à cent à l'heure.
Parfois cette époque me manque. L'insouscience du lycée, l'ambiance des ces années-là. Parfois j'ai l'impression que c'est si loin, et si proche à la fois. Que c'est allé si vite.


||S|| ||O|| ||S||

||mercredi 26 mars||

.08h06.
Je regarde quelques photos que ma mère m'a envoyées de moi enfant. Je crois que tout ça me manque. Cette époque où ma mère me fabriquait des petits bonhommes pour décorer ma chambre, des dessus de lit avec des oursons, cette époque où je parlais à mes peluches et où je n'avais pas tant de choses qui me pourrissaient la vie... Oui, tout ça me manque terriblement. Peut-être parce qu'alors tout était plus simple. Pourtant déjà, ma vie était déjà loin d'être un compte de fées...

.11h59.
Je ne parle quasiment jamais de mon père. Pourtant j'en ai un et mes parents ne sont pas séparés (d'ailleurs le 29 mars ça fera 22 ans qu'ils sont mariés !). C'est juste qu'il a été bien souvent absent (à cause de son travail) dans les premières années de ma vie, et que le reste du temps, il n'a jamais vraiment été là comme un père. J'ai souvent cru que je ne l'aimais pas. Ses rares attentions à mon égard était neutres voir froides, violentes ou maladroites.


||S|| ||O|| ||S||

||vendredi 25 avril||

.01h28.
Il y a ces cris qui résonnent dans ma tête. Et ceux qui n'ont pas existés. Ceux qui auraient pu tout changer. Ces cris qui ne seront jamais poussés. Ces mots troubles. Il y a ces marques du passé, comme des souvenirs. Il y a le passé, qui jamais ne passe. A quoi bon, quand c'est ce qui fait vivre. Ou survivre.
Il y a ces gestes qu'on oubliera jamais. Allumer une bougie... Ces évasions de perdition, qui sont toujours les mêmes, différentes. Les tremblements, les crises, le venin. Celui qui fait jouir les pupilles et empoisonne l'âme. La marche qui recommence, les palpitations. Les tremblements. La peur. On lutte. Pour la chute, parce qu'au fond... On enfonce cette aiguille, cette petite mort. Parce qu'on sait que c'est éphémère. On murmure. Parce que plus rien n'a de hauteur. Les gestes sont longs, saccadés, pénibles. L'espace n'existe plus. Il ne reste que le silence, sourd.
Alors je vais me coucher, pupilles dilatées, l'âme défoncée...


||S|| ||O|| ||S||

||jeudi 8 mai||

.0h44.

Je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel.
Je voudrais que tu sois là de temps en temps.

Finalement, c'est pire comme ça.

.02h01.
J'aimerai pouvoir hurler retiens-moi, si tu peux refermer la blessure qui me tient à la vie, et le mal qu'on se fait, et les coups de couteaux qui transpercent, et les plaies du silence, et la nuit qui fait pleurer mon âme, et la mélancolie. Dis-moi quand ça finit. Les pouvoirs et les vents qui me poussent et qui m'attirent, quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir. Dis, quel est le chemin ?


||S|| ||O|| ||S||

||samedi 10 mai||

.17h31.

J'sens comme un truc qui s'éteint, lentement.
J'espère que ce n'est pas Nous...


||S|| ||O|| ||S||

||mercredi 28 mai||

.02h35.

Les marques sont revenues. Ces la[r]mes m'évitent au moins de taper dans les murs.

.02h53.
Je me demande si la douleur pourrait paraître belle aux yeux de ceux qui ne la connaissent pas ?
Le temps si fuyant passe lentement.
Je vois le trou au bout des étoiles. Hypoxia.
Qui peut voir les cendres autour de moi ? Cette poussière de souvenirs qui vole. Cette mort qui se propage. Ce chemin à jamais marqué, comme un dommage collatérale indélébile. On aura beau pleurer, tenter de laver comme avec la pluie... même la plus rouge. Le mal se nourrira toujours de ma vie, écorchant. Ne laissant traîner que les lambeaux. Oui, la vie est une blessure, elle écorche la plaie incurrable. Comme un poison, qui pique mais qui ne soigne pas, qui brûle.

A lack of oxygen, break or bend, weakened from the trends that rape and burn the world...

.03h21.
Le froid m'enveloppe lentement, pendant que les minutes s'envolent. Pendant que le venin m'envahie. Par la volonté, l'envie inconsciente d'auto-destruction. Des spasmes, mais pas de juissance. Pupilles dilatées, l'âme défoncée...

||S|| ||O|| ||S||

||jeudi 5 juin||

.03h09.

J'enchaîne les clopes. Je tousse. Je pense. J'ai peur. Je me nourri d'un empire de cendres et de miettes en m'interdisant de penser à demain aujourd'hui. Mon corps est encore couvert de maquillage et de sang séché. J'ai du mal à contrôler mes tremblements. Je suis en manque, de tant de choses... Je voudrais écrire toute la nuit, échapper à ses heures blanches pleines d'idées noires dans le lit froid. L'alcool ne fait rien et le cendrier est plein.

||S|| ||O|| ||S||

||samedi 7 juin||

.05h33.

Ici, c'est comme un exutoire, comme un seau dans lequel je gerbe, et non un panier à provisions dans lequel on peut prendre la liberté de piocher ce sur quoi on va pouvoir cracher, ce qu'on pourra sâlir. Je ne raconte pas ma vie ici. Je vide juste le tiroir à émotions, à sensations, à sentiments. Ici il n'y a que mon coeur et mon âme. Si je n'ai rien à dire, je ne dis rien. S'il n'y a rien qui soit si fort que ça doive sortir ici, alors je ne dis rien. Je hais et j'aime, je détruis et je créé, je veux et je refuse, je tente ou je crève, j'attends ou j'enfonce les portes, j'essaye, même vainement, de me délivrer d'un mal ou je m'emprisonne, je déçois, ou je plais, je pleure, je vomi ou je ri, je veux malgrè tout, je me bats, j'essaye ou je renonce, j'ai mal et je me défonce pour oublier, je m'enfonce ou je prie, je rêve, je crois, j'espère... Je ne demande à personne de tenir la corde si jamais je tombe. Je choisirai de vider le cendrier lorsqu'il sera plein, ou bien je laisserais s'accumuler les cendres, parce qu'à force de vivre au milieu, on fini par s'y attacher, même si c'est sale. Parce que chacune à un nom. Et si je crâme mon âme, et si j'aime saigner, accrochée à moi-même, parce que je n'ai que ça ? Et si j'aime m'évader, et si j'aime que ça monte. Et si j'aime me faire mal parce que je sais au moins qu'il en reste ? A chacun son abysse. Qu'on se livre ou pas, qu'est-ce que ça change ?

||S|| ||O|| ||S||

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 20:00

Modifié le lundi 31 août 2009 12:21

- 21 octobre - 26 octobre - 7 novembre - 10 novembre - 12 novembre - 20 novembre - 23 novembre - [2008]

- 21 octobre - 26 octobre - 7 novembre - 10 novembre - 12 novembre - 20 novembre - 23 novembre -
moi par moi, 18/10/08, galerie Fragile

.mardi 21 octobre.
Une Vodka-pomme, clope sur clope. Il est 3h30.
Dans ces moments-là, j'aurais presqu'envie d'habiter en ville pour ne plus être si seule. "Seule au milieu des siens..." Pire ! Seule à côté de Toi. Sortir et déambuller au milieu de la foule que je hais pourtant. Observer toute cette vie, ce mouvement perpétuel, supporter ça parce que ça serait sans doute mieux que de me sentir invisible à cinquante centimètres de Toi. Oui j'en viendrais presqu'à désirer cette vie de lumières, de bruits... Par dépit biensûr, parce qu'au fond, je préfère le calme d'ici, les feuilles mortes et l'odeur de mousse.
Encore une fois, je me dis que ma vie est bien misérable et que je ne sais même pas où je vais. Non, c'est vrai, je ne le sais pas. Je ne crois pas que j'ai vraiment envie de le savoir, mais j'aimerais au moins savoir que je ne vais pas dans le mur.


.dimanche 26 octobre.
On se trompe parfois sur les gens qu'on croit nos amis. On se trompe aussi parfois sur ceux qu'on croit nos ennemis. J'ai fait ces deux erreurs.
A l'heure qu'il est, je ne devrais pas être ici, mais en train de vivre.
Dîtes-moi que je vais me réveiller !
J'essaye de m'occuper pour m'éviter de me tirer une balle ou de m'immoler. J'ai une cheminée, mais pas d'arme à feu.
Je voudrais saigner, encore et encore. Je me sens comme la détente d'un flingue: sous tension, sous pression. Prête à tout faire sauter.
J'ai écouté ces deux chansons en boucle pendant des jours. (Mes pensées vont beaucoup trop vite pour mes doigts.) L'une pour me donner espoir, l'autre pour me réconforter. Pour me rassurer. Mais aujourd'hui, je ne les entends même plus.
J'ai besoin de quelque chose pour me défoncer.
VNV NATION à fond dans les oreilles. Vodka. Vodka. Je monte le son.
Ca brûle.
Je me sens tellement mal que j'en ai des spasmes. Restes d'alcool de vendredi soir. La faim. La douleur.
J'ai besoin de quelque chose pour me défoncer. N'importe quoi. Pour m'envoler. J'aimerais que tout ça ne soit qu'un sale rêve, un rêve vraiment long, le pire. J'aimerais me réveiller et que tout soit beau et simple. Que tout soit ça soit faux.
J'aimerais au moins pouvoir pleurer, mais je n'y arrive pas. J'aimerais me sentir partir, mais rien n'y fait. Pas même l'alcool. Je voudrais pleurer, pleurer encore et encore, hurler, et qu'après tout aille mieux. Je voudrais me taper la tête contre les murs et que cette mauvaise herbe ne soit plus qu'un petit tas de cailloux.
J'aimerais hurler, hurler à en vomir, pleurer toutes les larmes de mon corps et que tout aille mieux. Mais c'est tout juste s'il y en a une qui sort.
Vodka.
J'aimerais devenir folle. Me laisser emporter. J'aimerais danser à en crever et être légère. Mourir.
J'aimerai tout plutôt que ça.
Même la Vodka n'a presque plus de goût.
J'aimerais que tout ça n'existe pas. J'aimerais ne pas être moi.
Vodka. Vodka.
J'aimerais me noyer dans la bouteille bientôt vide. J'aimerais finir en cendres, comme les 3 ou 4 paquets que j'ai fumé en à peine plus d'un jour.
Vodka. Encore.
J'aimerais m'endormir en paix et que tout soit fini. Tant pis pour le reste, tant pis. J'aimerais que l'on me dise pourquoi.
J'aimerais Le serrer contre moi pour toujours.
Vodka.
J'aimerais que la musique résonne en moi si fort qu'elle me ferait tout oublier, ne plus rien ressentir d'autre que sa folie. Que les basses frappent dans ma tête et me tuent.
J'ai mal au point que je ne sais même pas si je suis toujours en vie. Au point que je ne sais même plus si j'ai encore envie de me battre ou si j'abandonne.
J'aimerais retourner au fond de mon carton, et y crever.
J'aimerais parler avec Elle et que l'on trinque avec nos cornes. Qu'on aille marcher dans la forêt puis crêver au pied d'un arbre.
J'aurais aimé La voir ce soir.
J'aimerais aller mourir avec Lui sur une étoile.
Vodka.
Je monte encore le son. Ca ne sert à rien. Ca ne résonne pas dans mon putain de coeur pourri.
Vodka. Vodka. Vodka.
Si je pouvais retourner en arrière, je m'étranglerais avec mon cordon ombilical.
Ca brûle.


.vendredi 7 novembre.
"Anima Exhalare" en boucle dans les oreilles depuis des heures.
Libérer certaines de mes émotions, de mes blessures...
Pupilles dilatées, l'âme défoncée... J'aimerais avoir un appareil photos à la place des yeux et un stylo à la place des mains.
J'aimerais refaire le travail que j'ai fait des dizaines de fois jusqu'à ce qu'il soit parfait. Parfait au point que tout le mal soit explusé. Que chaque détail soit comme une blessure à panser. Soigneusement.
J'ai comme un cri de souffrance qui boue dans tout mon corps, qui remonte le long de mon dos comme un frisson de terreur. Comme une impression qui fait mal, qui grossie à chaque respiration et qui fait tressaillire tous mes membres.
Mes écrits sont l'écho de mes cris. Et si tout sortait, tout exploserait. Une addiction qui maintient en vie. Tous ces mots que l'on a jamais pu dire sont pires que le silence.
Mes écrits sont les maux de mes cris.


.lundi 10 novembre.
Chaque soir ma vie est malade. J'aimerai hurler, encore et encore. Hurler à m'en arracher les larmes, que le mal soit exhumé.
J'évite toujours de fermer les yeux dans ces moments-là, sinon je sais que je pourrais partir loin. A peine je cligne des paupières que je sens le départ imminent.


.mercredi 12 novembre.
03h58. J'essaye de survivre, il n'est pas trop tard.
La musique me rempli les tripes, les notes sont comme des mots, tranchants.
J'expulse la fumée qui fait mal, trop dure.


.jeudi 20 novembre.
01h40. Hier ma mère m'a donné une lettre. Une lettre que m'avait écrite son père en mai 1986, quand la famille a su que j'avais été conçue. Il est mort un mois après ma naissance. Je ne l'aie pas encore lue. Je n'ose pas. Je regarde cette feuille de papier jaune pliée en quatre. Je la sens, je crois y trouver une légère odeur de tabac. Il a fumé pendant des années et lorsqu'il a appris qu'il avait une leucémie, il a arrêté du jour en lendemain, en gardant dans sa poche un peu de tabac à toucher dès qu'il en ressentait l'envie. Quand j'essaye de l'ouvrir, je vois cette écriture si particulière et j'ai peur. Alors je la referme. J'ai envie de la lire mais...
04h17. Je l'ai lue.


.dimanche 23 novembre.
03h58. Je l'aie donc lue. Il s'agissait en fait d'un poème. J'avoue que j'ai été déçue. Déçue parce que c'était trop court. J'en aurai voulu plus, même si je suis bien consciente que c'est déjà une grande chance d'avoir ça.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 21:16

Modifié le lundi 31 août 2009 12:55

- 25 novembre - 27 novembre - [2008]

- 25 novembre - 27 novembre -
moi par moi, 29/09/08, galerie Coma White

.mardi 25 novembre.
05h44."Les blessures infligées par l'amour et les amitiés brisées ne se guérissent pas... mais semblent s'ouvrir encore plus profondément."
Ca monte... Parfois pour provoquer le processus qui servira à recracher du mal, des maux mots. Parfois juste par faiblesse. Tout le temps pour provoquer cet état.


.jeudi 27 novembre.
01h44. Elle a raison. Je ne vais pas bien. Je suis malade. J'en suis malade. Je ne m'en remets pas. Comment le pourrais-je ? Ca ne me lâche pas. Je me réfugie dans le sommeil pendant mes journées, dans la musique, l'écriture, la lecture et la défonce pendant mes nuits. Ca ne change rien. Ca ne mène à rien. Ca n'est pas bien. Je ne vais pas bien. Je ne m'en rends pas compte, mais je le sais. J'aurai besoin qu'on me réveille. Je ne vis pas. Je ne suis pas morte, ni dans le coma. Quel est cet état ? Des mots, toujours des mots. Pourquoi au final ? Ca ne change rien, ça ne mène à rien. Je n'ai pas mal. Parce que je me retiens. Je me contente de me défoncer. Puis je dors. Je rêve, je pense. Et tout recommence. Et tout est toujours pareil. Je n'ai pas envie d'en parler, car je me sens bien, même si je ne vais pas bien. Le calme avant la tempête ? Je ne crois pas. Juste un mauvais cercle vicieux.

04h02. "Ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers moi." Et déjà je crois que je me sens mieux. Le poison dans les veines, le poison dans la tête.

23h04. J'aurai mieux fait de ne pas me réveiller. Je croyais que je me relevais. Ca fait des heures que je suis prostrée là maintenant., que je me retiens d'exploser. J'ai envie de taper dans un mur. J'ai froid. J'ai froid pourtant je suis à moins d'un mètre de la cheminée. J'ai envie de craquer. Si je pouvais fermer les yeux et ne plus me réveiller... Parce que ce soir j'ai l'impression d'être un an en arrière. Si je pouvais tout faire sauter, si seulement je pouvais. Si seulement... J'ai fait une crise de... je ne sais quoi. Des larmes qui débordent, une respiration plus que saccadée, l'impression que ma peau va lâcher, que mon âme va péter dans ma tête. J'aimerais boire, me défoncer le crâne, m'échapper. Je monte le son. Je me rapproche du feu. Depuis quelques jours je prends presque plaisir à me brûler les mains. J'aimerais savoir pourquoi, simplement, pourquoi tout ça, pourquoi moi ?
Chaque cigarette se consume plus vite que la précédente. Je bois mon sirop de fraise en priant pour que ce soit de la Vodka. J'aimerais pleurer, vomir, hurler, frapper. Mourir. J'ai du mal à croire chaque minute de plus qui passe. J'ai juste envie que tout cela cesse. Assez. J'ai juste envie que plus rien n'existe. Juste envie de mourir, que tout soit enfin fini, sinon je ne me relèverais plus jamais. J'ai pas envie de crever, non, j'en ai pas envie. J'ai encore tellement de choses à faire. Mais je me demande vraiment si on est plus heureux ailleurs, vraiment.
C'est juste que j'ai envie de me bousiller un peu. Un peu plus ! the dope Show... Envie besoin d'une overdOse.
Après tout...

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 22:48

Modifié le lundi 31 août 2009 13:02

- 22 février - 27 février - 28 février - 2 mars - 5 mars - 6 mars - [2009]

- 22 février - 27 février - 28 février - 2 mars - 5 mars - 6 mars -
moi par D.F-D, galerie dans l'Alcôve de la Courtisane

.dimanche 22 février.
Impossible de trouver le sommeil cette nuit, entre la douleur physique et la peur, les cauchemars les yeux ouverts. Chaque bruit me faisait trembler, impossible de ne pas repenser à tout ça, de penser à autre chose, à rien. Je revois tout, sans cesse. Mes yeux ivres appeler à l'aide, son souffle haletant, ses mains pleines de sang...
Je préfèrerais ne pas me rappeler de tout ça.
Sale porc !


.vendredi 27 février.
05h25. Putain de merde. Y'a bien un organe qui peut faire mal physiquement comme mentalement, c'est ce putain de coeur. Celui qui ressent, qui sent, qui aime, qui a envie, qui désire, qui s'affole, qui s'emballe, qui cri, qui s'enfui, qui se noye, qui se perd, qui se cherche... Envie de pleurer. Pourtant ça va, c'est juste que j'ai peur. J'me sens tellement conne. Tellement perdue au milieu (ou au début ?) de ma putain de ma vie. Ne peut-on donc pas vivre plusieurs vies en une seule ? dans cette vie-là ? Comment fait-on pour savoir où l'on va dans cette putain de vie ? Pour savoir si l'on marche droit ou non ? Qui peut me dire pourquoi la vie et les sentiments sont si cruels, si incontrolables, si inexplicables ? Pourquoi ne peut-on pas partir d'une minute à l'autre, tout vivre, tout revivre, vivre encore et encore, toutes les vies qui s'offrent à nous ? Sans perdre une miette, sans perdre une goutte ? Pourquoi ne peut-on pas se réveiller quand tout se bouscule, quand demain fait peur avec toutes ses émotions ? Pourquoi ne peut-on pas savoir d'avance les erreurs que l'on risque de commettre ? Merde putain !! (Migraine.) Depuis une semaine, impossible de passer une journée ou une nuit sans y penser.
Je sens un feu brûlant en moi, sûrement toutes ces larmes qui bouent...
Ce putain de coeur qui devient fou !...
Miaou.


.samedi 28 février.
03h30. Putain c'que j'me suis sentie conne, c'que j'me suis sentie mal. De livrer une partie de ce que je retenais vivant dans mon coeur depuis quelques jours. Je hais faire mal et me faire mal à cause de ça. On ferait parfois mieux de se taire. Quitte à s'étouffer dans ses sentiments.
04h08. Parce qu'il est parfois des rencontres inattendues, qui marquent. Des rencontres auxquelles on veut s'accrocher aussi fort qu'à la poignée de porte d'une sortie de secours, aussi fort qu'à la seule étoile qui brille quand notre Ciel est noir, aussi fort qu'à une main rassurante ou à un regard qui vous fait fondre...
Un petit chat rencontre un ange qui a perdu ses ailes... Des pensées qui obsèdent, qui font sourire et qui font mal. Des pensées qu'on essaye de chasser mais qui reviennent aussi vite qu'un fou rire. N'importe quand. Des mots et des envies qui pincent le coeur. Il y a les larmes qui montent, parce que ça fait tourner la tête et que ça prend aux tripes, que ça donne envie de se jeter dans le vide les yeux fermés. Se rappeler d'un regard ou d'une phrase et ne plus savoir où l'on va...
Comment appelle-t-on cela ?...
Une petite gueule d'amour rencontre un chaton... L'envie folle d'accepter de promettre ce qu'on ne s'est jamais promis à soi-même, comme en remerciement d'un sauvetage sur une mer déchaînée. Des questions qui submergent. Des idées, des folies. Ne pas se sentir si libre dans la vie que l'on a choisie. Passer du rire aux larmes, avoir mal puis se sentir tellement bien. Se sentir vivant sous toutes ces attentions, pour un sourire...
Je pourrais sûrement en parler des heures ! L'ombre et la lumière, à m'en brûler le coeur... La réalité et le rêve ? Se sentir si faible avec ses envies, si fortes. Ces regards malicieux, pour lesquels on pourrait vendre son âme au Diable. Parce que depuis, plus grand chose d'autre ne semble avoir d'importance.
Comment appelle-t-on cela ?
05h13. Ca ne fait même pas mal au ventre, ça semble juste être comme un coeur qui bat, ou le chaos qui résonne, comme ses riffs lourds et gras... Cette envie folle d'exploser en larmes et d'offrir tout ce qui déborde. Fermer les yeux et voir défiler tant d'envies. Les fermer plus fort en priant d'être emportée bien loin de tout cela... Parce qu'un coeur qui hurle déchirre l'âme comme un cri dans le froid de la nuit. Parce que le rêve d'une nuit plus si froide réchauffe le coeur et l'âme, comme un feu après l'hiver. Et que mes ongles dans ma peau m'empêchent tout juste de me briser en morceaux sous le poids de mes larmes. Le rêve de dire oui à l'envie et d'en mourir pour une nouvelle vie.
Ne dis rien.


.lundi 2 mars.
Le temps passe si vite. Et j'ai trop souvent l'impression que ma vie ne sera rien, à part être.
Tu es un oisif, un somnanbule, une huître. Les définitions varient selon les heures, selon les jours, mais le sens reste à peu près clair: tu te sens peu fait pour vivre, pour agir, pour façonner; tu ne veux que durer, tu ne veux que l'attente et l'oubli.
G. Perec (Merci.)


.jeudi 5 mars.
04h20. Il y a parfois des évênements que vivent des gens autour de nous, qui nous touchent de près. Parce que les faits concernent des personnes proches et qu'ils peuvent avoir une incidence sur notre propre vie, mais aussi parce qu'ils rappellent à quel point ça n'arrivent pas qu'aux autres, surtout lorsque soi-même on est tout proche de se trouver dans une situation similaire. Parfois, et même souvent, on est tentés de donner alors des conseils que l'on ne s'appliquerait pourtant pas à soi-même. Surprenant ! Mais situation similaire, n'est pas forcément situation identique, il y a tant de paramètres à prendre en compte !

Si un jour vous avez la chance de rencontrer fortuitement quelqu'un de si honnête, digne et attentif que Lui, je vous souhaite d'avoir les yeux assez grands pour vous en rendre compte, et de pouvoir le préserver.
Il est des choses positives et inattendues qui peuvent nous tomber dessus comme une enclume ou comme une plume, mais si vous n'en vallez pas la peine, rien n'en restera.

Je pourrais raconter l'histoire [...], mais je l'ai déjà fait, et la suite n'a pas encore été écrite... Pourtant elle existera, quelle qu'elle soit. L'encre de la sincérité, sur des pages de destinée (reliées à la Vodka !).

05h10. Biensûr que j'ai peur. Chaque fois que je ferme les yeux. Je vois, des minutes et des heures merveilleuses défiller. L'arrivée, une boule au ventre, chercher des yeux sans en avoir trop l'air, les premiers mots, les premiers regards, les premiers rires, les premiers verres, la première soirée, les promesses...


.vendredi 6 mars.
13h45. Cette nuit, je suis sortie marcher un peu dans la forêt derrière chez moi, avec une bonne bouteille. Je me suis posée au pied d'un arbre, j'ai pleuré, j'ai hurlé tout ce que j'avais au fond de moi, mais il en reste encore beaucoup. Chanter dans mon groupe de black me manque cruellement. Je n'en avais pas parlé (clairement) ici, et peu de gens le savent, mais j'ai été virée de mon propre groupe il y a quelques mois. Parce je suis une FILLE. Ces derniers jours, j'écoute en boucle Transylvanian Hunger et Under a Funeral Moon (de DarkThrone, incultes !). Je dois dire qu'il n'y a que ça qui me calme, et en même temps, ça me fout encore plus la hargne. Chanter me manque beaucoup trop. Je pourrais remonter un groupe, même solo, mais je ne sais rien faire à part la batterie, le violon et le piano, avoir seulement des musiciens de session ne m'intéresse pas et je ne connais rien à la composition musicale par ordinateur (et ça ne m'intéresse pas non plus). Je sais que je ne me réfugie pas au bon endroit, mais j'ai toujours agi en sachant ce que je faisais. J'enchaîne les verres depuis quelques jours. Tout ce dont j'ai besoin c'est de vivre, d'être ce que je suis. Je ne me suis peut-être pas trompée d'époque, mais juste de personnes. Trouver les gens qui vous aiment juste pour ce que vous êtes, ce n'est pas si évident que l'on croit. L'entendre composer notre Musique, qui n'est plus la mienne, à 1m50 de moi, ça, ça me tue ! Partir loin quelques jours me fera sans doute beaucoup de bien. Parce qu'à 1m50, c'est comme si c'était perdu...

[...]Quand tu vis au rythme d'un blast beat, que tu arrives à hurler ton mal sortant d'un si petit corps, que tu as besoin des grands espaces des forêts pour étouffer ta douleur, tu es voué au black metal...
Encore merci Rayaelle, ton commentaire, ça m'a vraiment beaucoup touchée =')

# Posté le mercredi 25 juin 2008 07:47

Modifié le lundi 31 août 2009 13:27

- 19 mars - 20 mars - 21 mars - 22 mars - 24 mars - 26 mars - 27 mars - 30 mars - 31 mars - [2009]

- 19 mars - 20 mars - 21 mars - 22 mars - 24 mars - 26 mars - 27 mars - 30 mars - 31 mars -
moi par moi, galerie Fragile

.jeudi 19 mars.
Pour faire simple, je suis partie en long week-end, loin d'ici, puis je suis revenue, à contre-coeur, mais avec des étoiles plein les yeux. Vous savez, ces étoiles qui brillent tellement fort, qu'elles peuvent éclairer même votre avenir...
Même si ça fait un mal de chien, putain ! Oui, ça fait mal, crois-moi, une lame, enfoncée loin dans mon âme... Il est temps pour moi de sortir de mon grand Carton Vide, et de laisser au fond, mes débris...
C'n'est pas un bonheur ailleurs, c'est juste vivre, ailleurs. Vivre, enfin...
02h. Avoir mal. Parce que la seule chose que vous avez dans les tripes depuis trop longtemps, c'est de l'alcool. Parce que, bêtement, on croit qu'après ça, on y pensera plus, tout en sachant bien, que ça sera pire. Avoir mal parce que vous avez peur. Parce qe vous savez que tout ça est vrai, parce que vous savez que vous seriez tellement mieux si vous pouviez tout dire, tout cracher, une bonne fois pour toutes. Mais vous avez choisi le silence. Avez-vous déjà vu votre vie passer sous vos yeux ? Pas comme lorsqu'on sent qu'on part, non, mais voir ce que vous devriez vivre, et voir qu'une partie de votre vie essaye de vous tuer. Parce que vous êtes enchaîné dans le passé comme dans une prison à perpétuité. Je vois parfois l'avenir et le passé. Comme ils devraient être ou ont été. Pourtant c'est comme si je vivais les yeux bandés, dans le présent.
J'aimerais te faire écouter cette chanson, et découvrir que tu peux la comprendre, comme elle me parle à moi. J'aimerais ne pas avoir avalé cette merde. J'aimerais m'être enfuie sans me retourner. J'aimerais n'avoir pas eu besoin de m'enfuir. J'aimerais ne pas être revenue. J'aimerais arriver à pleurer. Mais cette douleur... celle qui empêche de respirer, qui fait se sentir mort à l'intérieur, sans pouvoir rien y faire. Comme pris au piège par une enveloppe de fatalité.
C'est un peu comme si ce qui m'avait faite vivre, me tuait maintenant. Depuis trop longtemps.
J'aimerais t'appeler, et te laisser le plus beau message du monde. Un message qui parlerait de liberté, de vodka, de black metal, qui parlerait d'un chat avec des ailes...
J'aimerais te dire que je t'aime, j'aimerais te dire merci... Mais ça ne serait pas suffisant.


.vendredi 20 mars.
03h15. A chaque seconde qui passe, je me sens prête à craquer. Je lutte comme jamais pour ne pas m'effondrer, pour ne pas y penser... Je lobotomise mon esprit et mon coeur, à coups de "c'est un mal pour un bien", de "pense à l'Après".
J'ai vu la Liberté par le trou de la serrure, j'ai eu la force de défoncer la porte, il me faut maintenant avoir celle de passer le seuil.
Ce sera long, ça fait peur, ça fait mal... Je sais que si je m'écroule, cette fois je ne me relèverais plus jamais. Je n'en aurais ni la force, ni l'envie.
04h53. Tu sais, j'aimerais pouvoir pleurer. En serrant ta main. Pas de douleur. Juste pleurer, parce que je vais bien, pleurer pour sentir que je suis encore vivante (finalement, y'a bien qu'un truc pour lequel j'apprécie la Philosophie de Pascal...). Je rassemblerai toutes mes forces pour parvenir à ce moment.
J'aimerais tellement dire toutes ces choses que j'ai en tête, mais qui ne sont peut-être qu'illusions.
Hier matin, pour la première fois depuis presqu'un mois, le merle n'est pas venu frapper à la fenêtre de ma chambre. Mais je sais que Tu es toujours là.


.samedi 21 mars.
03h20. Finalement, ma vie c'est juste les mots. Depuis longtemps. Mes maux, mes mots, et peu d'autres choses. La nuit, la Musique, mes potes, les sorties, mes peines, l'Art, l'Amour, la Nature, mes Anges, la Douleur, l'alcool, la défonce... Rien d'autre ? On s'y habitue. Et on fini par s'y plaire puisqu'il n'y a que dedans qu'on se sent en vie. Même en changeant ou recommençant ma vie, y'a des choses qui ne changeront jamais tu sais. Ce qui est arrivé, je ne peux pas l'oublier, ni l'effacer, ça fait parti de moi. Même si je le hais.
J'aimerais tout te dire. Que tu sache tout, que tu puisse me comprendre, comprendre chacune de mes peurs, chacun de mes sursauts, chacun de mes frissons. Qu'il n'y ai jamais d'erreur, que tout soit juste beau, peint, par dessus l'horreur du reste, du passé. J'aimerais revenir et tout te dire, juste à Toi et savoir si malgrè tout, tu maccepterais...
Quand je ferme les yeux, j'imagine que Tu es là, à m'observer, avec ce sourire qui semble me dire que tu t'en fous de tout ce qui vi en moi et ma faite crever. Pas par mépris, mais parce que tu peux comprendre, ou accepter, sans me blesser, jamais. Supporter, passer au-delà de ce que je ne peux pas surmonter moi. Souffrir avec...
J'n'aurais pas du rentrer. Cest tout, même si tu sais comme moi, que je reviendrais...
04h29. J'aimerais encore serrer ton poignet fort avec mes ongles, attendre encore, et t'entendre dire que ca te touche, alors que les autres m'ont juste arraché des morceaux de plus...


.dimanche 22 mars.
03h35. Si j'avais su, il y a un peu plus d'un mois... Je n'aurais pas eu peur, ça n'aurait rien changé. Et il y a un mois, j'ai su... J'ai écouté cette chanson en boucle. Elle parle de ton sourire, de l'espoir, de choisir une route, de se brûler le coeur, d'une lutte que rien n'arrêtera, du meilleur et du pire, du prix de la liberté, de chemins qui mènent à tes yeux...
J'aurai voulu ne pas m'endormir, et profiter infiniment de ce premier soir.


.mardi 24 mars.
01h30. C'est étrange tout de même comme les personnes qui semblent nous comprendre vraiment, et souvent sans qu'on ai besoin de parler, sont rares et uniques...
J'aimerais tellement être ailleurs, à chaque seconde qui passe et pour l'éternité...
Comme c'est dur de retenir son coeur, comme j'aimerais ne plus être ici... M'envoler très loin, comme un petit oiseau [ comme un merle ;) ]
Ca aura été une des plus longues semaines de toute ma vie je crois.

I'll be watching you, Every single day, Every word you say
Every night you stay, I'll be watching you
How my poor heart aches
I'll be watching you
Since you've gone, I've been lost without a trace, I dream at night, I can only see your face, I look around but it's you I can't replace, I feel so cold and I long for your embrace, I keep crying
I'll be watching you, I'll be watching you...

THE POLICE

10h10. Y'a les arbres qui dansent au rythme du vent, et quelques flocons de neige qui tombent... Rien de mieux pour me booster encore plus après un petit message du matin qui donne le sourire =)

Comme l'indique la devise Shadock, à force de râter, on fini par y arriver: donc plus on râte, plus on y arrive ! Alors j'me dis qu'avec tout ce qui a été râté dans ma vie, maintenant j'ai plus grand chose à foirer, nan ? :D


.jeudi 26 mars.
00h55. Tu m'fais tourner la tête, ça boue à l'intérieur.
Des papillons dans la tête, des papillons dans le coeur, des papillons dans le ventre...

Parce que j'ai vraiment cru à ce moment-là, que j'allais crever, j'ai eu la force (ou la faiblesse) de demander à être emmenée aux Urgences la nuit passée... pour m'entendre dire, entre autre, que je n'avais qu'à sauter du 16ème étage !


.vendredi 27 mars.
19h22. J'aimerais pouvoir te laisser m'arracher mes secrets.
Mais c'est encore plus difficile que je ne le pensais, d'ouvrir une infime partie de moi pour te laisser me comprendre, me réapprendre...
Je me rappelle de cette chanson que j'avais écrite. J'aurais préférée avoir pu la brûler.
Détruite, son âme à pris la fuite.
Vidée, souillée, elle voudrait tant crier.
S'en est fini.
Violée, torturée...


23h04.
Le mâle a déshonoré la fleur,
fait de moi un objet.
Eux qui m'ont volée, prise à terre, vidée, souillée.
Invoquée comme une chienne,
depuis je saigne.
Et rien n'est aussi fort que cette mort.
Ni l'huile bouillante sur mes bras,
ni les brûlures, ni les blessures...
Un fruit dévorré avec brutalité.
Forçant mes cuisses pour une jouissance fatale.
Ca me déchirre, ça me broie.
Comme des couteaux qui entrent en moi,
des lames de rasoirs au bout de leurs doigts.
Leurs mots ont éteint ma lumière,
déchirré ma chair.


Ca m'a fait autant de bien que de mal, d'écrire ça.


.lundi 30 mars.
"Jamais je n'aurais pu croire m'entendre penser que l'avenir est plus précieux que tout passé..." *

02h15. Je ne vois pas vraiment passer le temps, pourtant je sais qu'il ne passe pas assez vite à mon goût. Plus les jours passent et plus je me détache d'ici. J'aimerais pouvoir dire les choses clairement, mais finalement, c'est encore plus beau comme ça, puisqu'on est les seuls à comprendre... (et que de toutes façons je ne sais pas écrire explicitement XD)


.mardi 31 mars.
Angel, angel or so...
Wherever you may go
Hmm, yeah...
I'll follow
Wherever you may go...
And always will I be there
Shake worries from your head
Hmm, yeah...
I'll be there
Always...
Angel, angel or so...
Wherever you may go
Hmm, yeah...
I'll follow
Wherever you may go...
You're my angel in the snow
You're my angel in the snow

A-HA

J'vais bien. J'suis juste impatiente, mais j'vais bien. Malgrè tout. Le carton commence à se vider, bientôt je pourrais le jeter... Ca fait mal, mais je vais bien. Je m'y efforce.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 13:12

Modifié le lundi 31 août 2009 13:32

- 1er avril - 2 avril - 16 avril - 21 avril - 7 mai - 12 mai - 18 mai - 19 mai - 20 mai - [2009]

- 1er avril - 2 avril - 16 avril - 21 avril - 7 mai - 12 mai - 18 mai - 19 mai - 20 mai -
moi par moi, galerie Coma White

.mercredi 1er avril.
00h18. Amour, à Mort... Parce que finalement, même ce que je t'ai donné, tu me l'as arraché. Parce que j'aurai du comprendre avant, que malgrè l'Amour, tu n'avais pas le droit de me voler, ça toi aussi.
A l'Amour, à la Haine...
01h11. Sens la lame froide sur la peau, le sang chaud, la douleur qui dit "vie", sens la peau se déchirrer sous les doigts, sens la douleur qui coule le long de la peau, sens le mal qui court sur le corps. Serre, appui, force. C'n'est plus aussi facile qu'avant. Une carapace s'est formée, et n'a pas durci que l'âme.
04h27 J'adore faire brûler ma peau. J'adore le riff de basse de l'intro de "Taklamakan". J'adore mettre la musique si forte que plus rien d'autre ne pénètre dans mon cerveau, juste mes pensées, la musique et moi. J'ai pensé avoir mutilé les pires endroits de mon corps, mais finalement, ceux-là, c'est vous qui les avez mutilés. J'adore sentir le poison monter en moi, quel qu'il soit. Celui de l'alcool, de la musique, de la drogue, de l'amour (le vrai, celui qui inclu toutes les facons d'aimer, qu'elles soient physiques, ou psychiques), celui de la folie, celui de l'art... J'adore sentir mon être partir. J'adore l'idée de pouvoir naître encore, la même. J'adore l'idée que la vie pourrait s'arrêter maintenant, à force d'exces, ou bien continuer sur la même voie, mais plus intense, et sans douleur. J'adore sentir le poison brûler mes tripes au point de me pousser à vomir le mal des maux en mots, hors de moi. J'adore sentir les cicatrices sous mes doigts, pour faire parler la vie par le corps.
11h20. Je déteste me réveiller encore déchirrée de la nuit passée, boire un jus de pamplemousse qui ne me sort même pas la tête du cul, je déteste allumer une clope comme premier geste du matin, je déteste me réveiller à côté d'une nouvelle bouteille vide, je me déteste.


.jeudi 2 avril.
00h22. La pensée de l'objet de mes désirs me parcourt de frissons de l'intérieur, m'électrise... Envoûtement... Perte de la maîtrise de soi, sens défoncés sans mauvais venin. Le corps qui tressaille, en pensant à s'abandonner...
11h48. Je ne parle pas de Mort, je parle d'Amour... Mais au fond, c'est pareil.
23h26. J'me casse dans quelques heures, j'ai pas pris de billet retour.


.jeudi 16 avril.
Il y a ce mal qui me pourri toujours. Je n'en veux pas, je lutte contre, parce que je n'en veux pas entre Nous.
Il y a ces cauchemars.
Le mal qui nous suit partout.
Pas envie de bader, pas envie d'y penser. Quitte à m'enfermer dans mon cerveau lobotomisé et défoncé. Je lutterais. Juste pour un peu de ciel bleu au-dessus de Nous.
Parce que maintenant, je n'ai plus peur de mourir. J'ai connu le bonheur.
Je n'ai pas peur de vivre non plus.
Mal.
Inexplicable.
Besoin de la peau qui brûle.


.mardi 21 avril.
Envie de boire jusqu'à m'endormir, même dans la gerbe, pour ne me réveiller que dans des heures, des semaines ou des mois, en espèrant que tout ça n'était qu'un cauchemar de plus.
Comme entre deux mondes, je vis sous ses doigts, je crêve sous ses mots...


.jeudi 7 mai.
J'suis rentrée chez moi ce week-end, j'ai pris mes chats, quelques affaires, et je suis repartie.

Il y a des mots qui me brûlent mais qui restent prisonniers en moi.
Il y a des maux qui me brûlent et que je tente de garder prisonniers en moi pour ne pas sombrer dans ce dans quoi je me suis envelopper durant des années.

J'écris dans ma tête, mais je ne sais plus écrire. Je me hais.


.mardi 12 mai.
A force de tout faire pour tout retenir et ne pas craquer par peur de sombrer, je sens les soupapes de sécurité qui commencent à céder.


.lundi 18 mai.
Les mots et les maux que je n'arrive pas à Te dire me font mal.

Un troisième décès en moins d'un mois... La vie est belle ! Non ?


.mardi 19 mai.
10h15. "You're better off Dead, than fuckin' with me !"

La vie n'est pas belle, non. Mais Toi...


.mercredi 20 mai.
10h29. Je me hais comme jamais, je crêve d'envie de me massacrer.
Je m'interdis de penser à quoi que ce soit qui concerne Lui ou lui, sous peine de plonger dans mon esprit malade. Je m'interdis de penser et je crois que ça me rend dingue car je n'ai jamais vécu autrement qu'avec le cerveau en surchauffe.
J'ai peur de moi-même et je me hais. Je retiens mes larmes et mes mains, mes pulsions de mutilation, d'auto-destruction.
Mes nuits d'insomnie, d'ivresse et de défonce solitaire me manquent. M'enfoncer dans mes maux me manque. Mais Toi, et nos mots, vibrent en moi à chaque seconde, et c'est ça, maintenant qui me fait vivre.

18h25. Je ne sais pas si j'aime comme toutes mes peurs et mes angoisses, mes appréhensions, s'envolent dès que Tu es près de moi. Je me sens soudain si bête d'avoir torturé mon esprit... J'ai tellement de choses à Te dire, mais j'ai si peur de parler, de faire ce que je n'ai jamais fait: tout partager...

# Posté le mardi 31 mars 2009 18:19

Modifié le lundi 31 août 2009 13:35

- 30 mai - 3 juin - 5 juin - 6 juin - 8 juin - 17 juin - 25 juin - 1er juillet - 3 juillet - 17 juillet - [2009]

- 30 mai - 3 juin - 5 juin - 6 juin - 8 juin - 17 juin - 25 juin - 1er juillet - 3 juillet - 17 juillet -
moi par moi, 4 juin 2008, galerie sur des Lambeaux

.samedi 30 mai.
23h27. Encore des cauchemars, réveils en pleurs...
Je crois que j'ignore où j'en suis, comment je vais, si je suis prête à exploser... Envie de boire et de me déchirrer la tête pour le plaisir, pour être sûre de ne pas penser à ce qui me tuerait. Finalement je lutte contre moi-même. Je crois que ce n'est plus comme "avant", dans une unique perspective d'auto-destruction. Je crois.


.mercredi 3 juin.
19h37. Cauchemar de merde. J'le ressens encore, et ça me bouffe de l'intérieur. Mes pulsions de violence assouvies ne me soulagent pas. J'ai lutté contre moi-même pour réussir à reculer à temps sur la roche effritée du précipice.


.vendredi 5 juin.
00h19. Je T'avais promis que ça irait, mais je failli.
Ce moment où l'on ne sent plus la douleur physique. Où comme des aiguilles injectant la souffrance mentale vous pénètrent.
Le cendrier se rempli et déborde. Je suis pleine de cendres moi aussi. Les cendres de mon Passé, de mes souffrances, que j'ai tellement faits brûler en moi pour me sentir vivre, qu'il ne reste que de quoi continuer à pourrir, pour continuer à survivre.

J'ai tellement travaillé ma souffrance de mes propres mains, qu'elle est devenue ma fierté, mon flux de vie. Je me suis moi-même enfermée dans mon corps et dans ma tête [...] Si tu savais tout ce que j'aimerais pouvoir te crier, tout ce que j'aimerais te dire au moins. Tout ce que j'aimerais laisser s'échapper de moi...

Avale, et laisse le poison t'envahir, délicieux et vicieux, comme la mélodie d'une boîte à musique dans un film d'horreur.

11h46. La haine de moi-même devient aussi forte que celle que j'ai des autres. Je crois que je doute de trop de choses, que je n'ai plus confiance en rien. Plus envie de grand chose. Trop de choses et de gens me dégouttent.
Je crois que je n'étais pas comme ça avant. Je crois que j'ai faibli. Et ça, ça me dégoutte encore plus.


.samedi 6 juin.
10h46. Je crois que j'ai trop perdu confiance.
J'aimerais me mettre dans un coin et qu'on m'y laisse. Pourtant j'ai tellement besoin de Toi, tout entier. Et parfois l'insupportable impression que ça m'est inaccessible... Et ça, ça me tue...
Je crois que j'ai mal de Toi, je ne voulais pourtant pas en arriver là.
Il y a une phrase qui dit, qu'on ne peut pas être aimé comme on voudrait l'être, parce que l'on aime comme on voudrait être aimé...
Moi ça ne me suffit pas, parce que moi je ne sais pas faire, parce que c'est déjà bien trop fort en moi.


.lundi 8 juin.
12h20. Je rêve qu'on me poursuit, qu'on me kidnappe, qu'on me séquestre, qu'on m'attache, qu'on m'étrangle, qu'on m'abandonne... Je rêve de toutes mes peurs, de toutes mes souffrances.

Il y a des choses dont je n'ai pas à douter.
Ces marques de confiance m'effrayent et me poussent à refermer ma carapace. Je n'arrive pas à te parler et j'ai peur de finir par te blesser. Et tellement peur de te décevoir.
Je me hais, finalement. Peu importe.


.mercredi 17 juin.
21h. Je reste amorphe devant une page blanche. J'ai pourtant les maux pour la noircir. Il a suffit d'un détail pour que je plonge à m'en causer une migraine dans mon esprit malade. J'ai essayé de retrouver la confiance que j'ai perdue, mais il semble que ce soit bien plus difficile que je ne croyais. Le résultat est le même, je me hais pour tout ça. D'une telle force...
21h36. Et finalement, j'me hais encore plus quand je me rends compte. Quand je vois que je doute à tord.
Si seulement je pouvais pleurer, ou vomir tout ce qui pèse sur mon âme putain. Je me hais et ça me dégoutte. J'voudrais être ce qui me fait mal, être invisible pour de bon. N'importe quoi. Tout, mais sans conscience, au moins quelques instants... Parce que là, tout ce qui m'habite, c'est cette furieuse envie de me massacrer, d'arracher toute ma peau avec les ongles, de m'étouffer avec ce putain de n½ud qui me serre la gorge...


.jeudi 25 juin.
17h56. Envie d'me massacrer, de m'enfuir, de couler, de pleurer, de hurler, de devenir muette, sourde, aveugle, qu'importe. Il est clair que je n'ai tout simplement plus confiance en moi, ni en les autres. Il est clair que je me hais. Que je voudrais pouvoir tout effacer ou simplement que rien n'ait existé. Je n'arrive pas à extérioriser, à sublimer ça, ni à écrire, encore moins à parler. Les larmes bouillent (ouais c'est moche mais j'ai cherché sur le dico, ça s'dit comme ça) en moi et la moindre étincelle est prête à me faire exploser.


.mercredi 1er juillet.
00h00. Il semble que je n'arrive plus à écrire, car tout ce que je ressens est bien trop fort pour y trouver des mots. La douleur pèse parfois si lourd, qu'elle me crispe et me donne la nausée. Au moins, j'arrive à pleurer.


.vendredi 3 juillet.
11h53. Y'a comme un Ange qui me rend dingue...


.vendredi 17 juillet.
12h27. Il semble que je touche le bonheur du bout des doigts, et ça ne me fait pas peur. Même s'il reste encore quelques ombres dans le ciel, ce ne sont pas de ces ombres menaçantes et douloureuses.
Je n'avais pas prévu que ça se passerait ainsi, et tout ça m'effraie un peu...
I've got love songs in my head...
C'est un peu comme la première fleur après le sang...
J'étais trop morte pour mourir encore.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 09:22

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 06:53

- 18 juillet - 20 juillet - 26 juillet - 9 août - 10 août - 18 août - 28 août - 8 septembre - 10 septembre - [2009]

 - 18 juillet - 20 juillet - 26 juillet - 9 août - 10 août - 18 août - 28 août - 8 septembre - 10 septembre -
moi par moi, 30/7/9 galerie les Fleurs du Mal

.samedi 18 juillet.
23h10. On entend parfois parler de ces gens quittent tout ce qu'ils avaient pour recommencer leur vie, ailleurs. On voit ça dans les films, on lit ça dans des bouquins, dans les journeaux... Mais on sait rarement ce que c'est, ce que ça implique... jusqu'à ce que ça nous arrive, à nous.
Les habitudes et les repères doivent changer, les lieux et les personnes aussi. On est à nouveau soi-même, mais comme dans un autre monde. Une autre vie...
Je ne pensais pas qu'un jour je devrais en arriver là pour me sauver.


.lundi 20 juillet.
11h52. On est à nouveau soi-même, mais comme dans un autre monde. Une autre vie... Libéré, pourtant on ne sait plus complètement qui on est. Où que l'on soit on ne se sent pas à sa place, "chez moi" semble ne plus exister. Non. Je suis partie, j'ai tout quitté, et je ne sais plus comment j'existe. J'ai peur. Terriblement peur. Comme une étrangère à tout.


.dimanche 26 juillet.
20h50. Mon reflet me devient insupportable. Le regard des gens dans la rue m'effraye. Les mots des gens autour de moi me poignardent.
Une douleur sourde coincée dans la gorge. Il y a tant de choses qui me font mal, au fond, qui me blessent, qui m'effraient.
Et la vie semble peser chaque fois plus lourd. Du plomb qui coule dans les veines.


.dimanche 9 août.
22h05. Je dors peu et mal, je suis épuisée. Je crois que je suis fatiguée de moi-même, de la cohabitation avec mon esprit. Peut-être que je ne me supporte plus.
Je pensais savoir où j'allais, ou en tous cas, où je voulais aller. Mais finalement je ne suis nul part, perdue.


.lundi 10 août.
20h22. Je tremble de Haine. Il y a tant de cris en moi. Un mal si lourd, prêt à me faire sauter la tête. J'enfonce la douleur en moi, à grands coups des maux de ces mélodies, qui s'écorchent au tranchant des guitares et des cris...


.mardi 18 août.
23h35. Hallowed be thy Name... les larmes dès les premières notes... Pardon. Tellement pardon.


.vendredi 28 août.
19h40. Les sueurs et les tremblements.
Finalement, j'ai si peur que tu ne sache pas toujours veiller sur moi, que tu m'oublie.
Et je ne sais ni où je vais, ni comment j'y arriverais.


.mardi 8 septembre.
22h21. Ce n'est pas sans une certaine tristesse, ni sans une certaine amertume, que je porte ce regard si dur sur mon passé. Tellement de déceptions, de trahisons, de tristesse, de colère, de haine...
Tant de choses qui me rongent encore aujourd'hui. Je ne suis pas mécontente d'avoir rompu certains liens. L'hypocrisie me sort par les yeux.


.jeudi 10 septembre.
23h38. Parfois Tu me blesse, sans le savoir, sans le vouloir.
En fait, c'est moi qui m'écorche à Toi...

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 19:03

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 06:55

- octobre - [2009]

- octobre -
18 décembre 2008, galerie Angels in the Snow

octobre 2009: Je pars d'ici...

Une fois qu'on est en route, on ne connaît ni adieu ni regret,
il devient chaque jour un peu moins possible de faire demi-tour,
on ne le souhaite d'ailleurs plus.

Annemarie Schwarzenbach

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 19:07

Modifié le mardi 03 novembre 2009 02:42